À l’origine, une commande : écrire un poème pour « contrecarrer les imaginaires d’extrême droite. De là naît Le soleil se lève aussi pour les cassos, un texte sans fard qui évoque l’amitié en temps de paix, puis quand viennent les périodes de lutte. Laurène Marx revendique une poésie directe, crue, sans zones floues ni échappatoires, accompagnée d’une musique live.
Laurène Marx est une femme trans non-binaire dont l’œuvre tourne autour des thèmes du genre, de la normativité, du rapport à la réalité, de la neuroatypie et de l’anticapitalisme. Son travail, d’abord confidentiel, est aujourd’hui reconnu et programmé sur les plus grandes scènes.
« C’était un froid dimanche de pluie au Festival de la Cité à Lausanne. J’étais assis sur des marches d’escalier, genoux sous le menton, immédiatement détrempé. Et pourtant c’était une traversée lumineuse, puissante, où pas une seconde je n’ai songé (et avec moi tout le public) à bouger. À la fin, j’ai croisé des ami·es qui comme moi s’essuyaient les yeux. Ce que peuvent poésie et rage couplées de tendresse brute. D. Maillefer
Info supplémentaire : Spectacle sonore, adapté aux personnes avec un handicap visuel